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Burkina : «Un chrétien catholique s’interroge» le nouvel ouvrage de Laurent Bado

Pr Laurent Bado, âgé de 79 ans, a dédicacé le jeudi 18 janvier 2024 à Ouagadougou, son nouvel ouvrage intitulé « Un chrétien catholique s’interroge ». L’œuvre traite des problématiques qui touchent l’Eglise catholique, notamment, la franc-maçonnerie, l’inculturation et l’homosexualité.

L’intellectuel et homme politique burkinabè, Pr Laurent Bado met sur le marché de la littérature sa nouvelle parution :

« Un chrétien catholique s’interroge»

.

C’est un livre qui vient casser les codes, briser les tabous à travers un rappel historique des crises qui ont secoué l’église et les problématiques contemporaines, selon Dr Dramane Konaté qui a présenté l’œuvre.

Ne faut-il pas un autre concile pour mettre fin à la crise au sein de l’Église ? Pourquoi désacralise-t-on la religion catholique ? Ce sont les interrogations fondamentales de l’œuvre qui compte 100 pages subdivisée en 9 chapitres.

L’auteur indique que l’évènement structurel majeur qui a bouleversé les fondements de l’Eglise catholique romaine, est la révolution française de 1789 qui a proclamé le libéralisme religieux par une lutte frontale contre l’Eglise catholique.

Ce libéralisme religieux né de la révolution a pour conséquences la déchéance culturelle et morale de l’Europe chrétienne.

« On ferma des églises, on brisa les statues des saints, on fondit les cloches (…), on enleva tous les signes religieux sur les routes, les places et les édifices »,

écrit Laurent Bado.

Outre ces évènements exogènes de l’Eglise, l’auteur évoque un bouleversement structurel de la catholicité au sein du clergé.

« L’Eglise a eu au cours de son évolution des Papes érotiques et scandaleux tels que ceux de la renaissance qui ont posé des actes horribles contraire aux commandements de Dieu»

défend-il, précisant que malgré cela,

« ces Papes n’avaient pas modifié l’enseignement de l’église ».

Pour l’auteur, plusieurs décisions ont constitué une désacralisation de l’église, notamment

« la substitution à la langue latine, la langue vulgaire dite langue du peuple, alors que l’islam a retenu la langue classique dans sa liturgie et le traditionaliste le langage ésotérique ».
«Faut-il oublier que le clergé moderne est enfoncé dans la pédophilie, l’homosexualité jusqu’à aux genoux, laissant fidèles déconcertés ? »

s’interroge l’auteur.

Pourtant, rappelle-t-il,

« le dogme de l’Église romaine est intemporel car Jésus christ ne change pas avec le temps ».
聽Pr Laurent Bado explique聽

que l’introduction des éléments du terroir africain dans la liturgie a des conséquences fâcheuses.

« La Sainte Vierge semble être adorée et non vénérée. La prière d’action de grâce est équivoque car on la pratique que pour solliciter une réussite, un avancement, un bonheur, alors qu’elle est faite pour remercier le seigneur »

, cite l’écrivain.

Au nom de l’inculturation, poursuit-il, les églises en Afrique se transforment en

« music hall où le bruit des instruments l’emporte sur la prière »

.

« Le chrétien africain est d’une mentalité superstitieuse. C’est le cas des prières de guérison (…). Le chrétien africain se caractérise par son zèle dans la tentation de Dieu. Au lieu de résoudre ses problèmes, il préfère invoquer Dieu et laisser ses problèmes à Dieu

» dénonce Laurent Bado.

L’œuvre a été présentée par Dr Dramane Konaté, conseiller technique du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Emmanuel Ouédraogo.